Qui d’autre que Jacob Lellouche pour oser mettre de la ojja mwazouza, des chevrettes ou de la béchamel, sur un bon beignet de ftira! Parti d’un plat simple mais profondément ancré dans la streetfood tunisienne, Jacob y a rajouté son petit grain de folie, pour donner naissance à un ovni culinaire : La Ftira Loca!

Une nouvelle création succulente, qui prend ses quartiers dans le légendaire café Safsaf à partir du samedi 14 décembre 2019. Elle y sera servie tous les jours de la semaine, par Jacob lui-même! Un personnage haut en saveurs, connu du grand public pour avoir tenu le célèbre Mamy Lily aux côtés de feu sa maman.

“Les traditions sont faites pour être changées!

Mais peu de gens savent que Jacob Lellouche n’est pas qu’un “simple” cuisinier. L’homme est un touche-à-tout (qui a d’abord fait carrière dans la communication), mais aussi un artiste complet à l’univers singulier! Il laisse souvent libre court à sa créativité, qui vogue entre l’écriture, le photomontage, le dessin ou la peinture, au gré de ses inspirations. Il aborde d’ailleurs ses Ftira Loca comme des petits tableaux, où il mélange les saveurs comme il mélangerait les couleurs. De manière improbable, tape-à-l’œil, parfois osée.

L’idée lui est venue en se baladant dans les rues animées de Budapest . “Je suis tombé par pur hasard sur une sorte de ftira (Lángos, ndlr), agrémentée de fromage et de jambon. J’avais alors demandé si on pouvait y mettre autre chose, mais on m’avait répondu que non, car ce n’était pas dans la tradition”, nous raconte-t-il. C’était sans compter sur l’audace de Jacob, qui n’est pas du genre à se plier aux règles imposées par la société. “Pour moi, les traditions sont faites pour être changées!

Tu l’aimes Talyena, Francissa ou Zoufreya?

Il y voit alors l’opportunité de mettre à l’honneur le patrimoine culinaire tunisien, dont la passion l’anime au quotidien. “On a tellement de choses chez nous qui peuvent accompagner la ftira, affirme le chef. Il suffit d’y rajouter un peu de viande, de poisson, de légumes, quelques pommes de terre, et ça vous fait toute de suite un vrai repas complet!” Qu’on peut manger attablé avec des couverts, ou debout dans la rue, en mode chtar laffa.

Ses créations se déclinent en différentes Ftira Loca, inspirées de la cuisine locale ou étrangère. Elles s’appellent Francissa (béchamel, jambon, fromage), Talyena (béchamel, légumes grillés, ricotta, basilic) ou Zoufreya (ojja, persil, chevrette ou merguez), et elles sont toutes plus succulentes les unes que les autres! D’autres déclinaisons seront également proposées, comme celles d’inspiration Lobnenya ou Bejaia.

Les 100 ans à venir!

Mais la carte ne sera pas figée. “Elle se réinventera au gré des saisons. Un peu comme le font les couturiers. Voici donc la collection automne-hiver!“, annonce fièrement Sami Bahri, héritier et gérant du Safsaf avec ses frères Selim et Hakim. Une très lourde responsabilité dont ils réalisent la teneur et l’importance.

Car le mythique café Marsois, qui existe depuis déjà 200 ans, aspire désormais à se projeter sur les 100 ans à venir. “Le Safsaf est en train de se réinventer, et veut continuer à montrer le chemin et inspirer. Ce que nous allons proposer avec Jacob, ce n’est qu’un avant-goût de l’effervescence de créativité et d’événements qui vous attendent les années à venir“, martèle le co-propriétaire. “Tout en gardant nos racines profondément ancrées, nous allons continuer à développer nos ailes!

Désormais, on ira donc au Safsaf pour le joli sourire de Fathia, et la bonne ftira de Jacob! Le chef vous servira lui-même, quasi-quotidiennement. Car pour lui, il ne s’agit surtout pas de lancer un concept et de le laisser sans surveillance. “Non pas que je sois jaloux de mes prérogatives, mais je veux juste m’assurer que mon nouveau bébé soit correctement accompagné lors de ses premiers pas”. Car la Ftira Loca demande de l’attention, et quelques manipulations secrètes.

Une Ftira Loca, c’est pas si gras! 

Alors oui, on entend déjà certains crier au scandale. “Quoi? De la pâte? Baignée dans de l’huile? Mais vous êtes fous!?” Et on doit avouer que nous-même, en découvrant le merveilleux buffet dressé par Jacob, on avait un peu regretté d’avoir dîné la veille. Pensant qu’on serait gavés après quelques bouchées. Mais quelle ne fut notre surprise de découvrir à quel point nous avions tort!

Car le chef a opéré un véritable tour de magie, faisant presque passer la ftira pour un plat healthy! En fait, tout et dans le traitement, puisqu’elle est bien égouttée, puis passée au four, ce qui allège considérablement sa teneur en huile. “Et au final, comme me l’a dit un ami, ça devient bien plus léger qu’une pizza!”, s’amuse le chef. S’il la conseille à ceux qui cherchent à manger sain? “Ah oui complètement! D’abord parce que c’est un plat complet, et ensuite on peut y trouver des produits très sains, comme des légumes, des graines de courge ou du sésame. On peut s’amuser à l’infini!”

La folie d’après? Un fricassé sucré? “Peut-être bien oui, va savoir!” Une chose est sure, quelle que soit la prochaine invention de Jacob, elle sera motivée par son seul et unique leitmotiv : mettre à l’honneur le terroir et le patrimoine culinaire tunisiens. “En restant toujours dans la surprise, et dans l’amour!” On salive déjà.

📅 Ouvert tous les jours à partir du 14 décembre au Safsaf la Marsa
⏰ Deux  services au programme : 11h à 15h, puis 19h à 22h

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3 Comments

  1. Pingback: À La Marsa, "La Ftira Loca" fera chanter les poêles à frire du "Saf-Saf" !

    • admin Reply

      C’est toujours mieux effectivement! 😀 Pour notre part, nous avons eu la chance d’y goûter en avant-première. D’où le jugement partagé avant l’ouverture officielle 😉 A très vite pour d’autres kifs!

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